Au cours du second semestre 2025, les donatrices et donateurs passés par la plateforme Mieux Donner ont versé 8 920 € au Fonds pour la Préservation de l'Avenir. Ces dons viennent s'ajouter à ceux de 1 774 donatrices et donateurs ayant contribué au même fonds via notre partenaire allemand Effektiv Spenden, ainsi qu'à ceux de 179 personnes ayant donné à un second fonds dédié spécifiquement à la sécurité de l'intelligence artificielle. Au total, 746 000 € ont été orientés vers des projets de réduction des risques catastrophiques.
Mieux Donner ne propose actuellement pas la possibilité de donner au fonds dédié à la sécurité de l'IA. Les donatrices et donateurs français peuvent contribuer, sans bénéficier de réduction fiscale, au Fonds pour la Préservation de l'Avenir, dont l'allocation finance également une partie des projets de sécurité de l'IA, comme nous le détaillons plus bas.
Ces deux fonds, gérés par Effektiv Spenden, allouent leurs ressources tous les six mois en s'appuyant sur l'expertise de Longview Philanthropy, dont les équipes spécialisées sur la politique nucléaire et la sécurité de l'IA comptent parmi les plus expérimentées dans leurs domaines respectifs. Voici comment cet argent a été alloué au second semestre 2025.
| Organisation soutenue | Domaine | Montant |
|---|---|---|
| Geneva Graduate Institute | Sécurité nucléaire | 170 000 € |
| Bulletin of the Atomic Scientists | Sensibilisation aux risques nucléaires | 220 000 € |
| Safe AI Forum | Sécurité de l'IA | 356 000 € |
Cet article est majoritairement une traduction de l'article de notre partenaire allemand Effektiv Spenden.
L'expiration du traité de désarmement New START entre les États-Unis et la Russie a fait monter le risque d'une nouvelle course aux armements nucléaires entre grandes puissances, avec des conséquences directes sur la sécurité européenne et internationale.
Une dotation de 170 000 € issue du Fonds pour la Préservation de l'Avenir soutient un projet du Center on Conflict, Development and Peacebuilding du Geneva Graduate Institute. Ce projet étudie les mesures susceptibles de prévenir une nouvelle course aux armements et de réduire le risque d'escalade.
Concrètement, le projet réunit des spécialistes de la sécurité internationale lors d'ateliers de travail, puis transmet les analyses produites à des décideurs politiques, notamment au Congrès américain, ainsi qu'à un public spécialisé plus large.
Le Bulletin of the Atomic Scientists est une organisation à but non lucratif américaine fondée en 1945, surtout connue pour la Doomsday Clock, cet indicateur symbolique du niveau de risque catastrophique pesant sur l'humanité.
Une dotation de 220 000 € finance le projet "New Histories, Media, and Tools for Nuclear Engagement", dirigé par le professeur Alex Wellerstein. Wellerstein, professeur au Stevens Institute of Technology, est également le concepteur de la NUKEMAP, une simulation en ligne des effets d'une arme nucléaire utilisée par plus de 60 millions de personnes depuis 2012.
L'objectif du projet est de produire des contenus et des outils permettant à un public large de mieux comprendre les risques nucléaires. Il comprend :
Les systèmes d'IA avancés posent des risques globaux complexes qui ne peuvent être traités que par une recherche transfrontalière et une compréhension technique partagée. Une dotation de 356 000 €, issue à la fois du Fonds pour la Préservation de l'Avenir et du fonds dédié à la sécurité de l'IA, soutient un projet du Safe AI Forum (SAIF) qui vise précisément à faire émerger cette coopération scientifique internationale.
Le projet phare du SAIF est la série de conférences International Dialogues on AI Safety (IDAIS). Ces dialogues réunissent des chercheurs de premier plan venant des États-Unis, de Chine, du Royaume-Uni et de l'Union européenne, parmi lesquels plusieurs lauréats du prix Turing (équivalent du prix Nobel en informatique) comme Yoshua Bengio, Andrew Yao ou Geoffrey Hinton, ainsi que des scientifiques d'institutions comme Berkeley, le MIT, Oxford ou l'université Tsinghua.
L'enjeu de ces rencontres est de construire une compréhension technique partagée des défis posés par les modèles d'IA actuels, par-delà les frontières et les contextes politiques. En reliant les expertises de chercheurs influents à l'échelle internationale, le SAIF contribue à poser les bases scientifiques d'un développement plus sûr de l'IA à l'échelle globale.
Le Fonds pour la Préservation de l'Avenir continue de recevoir des dons en vue de la prochaine allocation. Les donatrices et donateurs français peuvent donner via Mieux Donner sans frais de fonctionnement prélevés. Pour en savoir plus sur le fonds, son fonctionnement et nos précédentes annonces, vous pouvez également consulter notre article d'annonce du partenariat avec Effektiv Spenden publié en septembre 2024.
Contribuez à la prochaine allocation. Aucun frais de fonctionnement n'est prélevé par Mieux Donner.
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