Le paludisme, ses ravages, et pourquoi il ne devrait plus exister
Aujourd’hui, un enfant meurt toutes les 60 secondes du paludisme, un maladie pourtant évitable [1]. 600 000 personnes chaque année sont victimes de cette maladie, principalement en Afrique subsaharienne. Pourtant, il n’a jamais été aussi simple de la combattre.
Les populations les plus touchées par le paludisme sont aussi les plus vulnérables : enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes et familles vivant dans des zones précaires. Dans de nombreuses régions, les communautés n’ont pas accès aux informations essentielles sur la prévention de la maladie, ou ne disposent pas des moyens nécessaires pour se protéger efficacement. L’accès aux soins et à des ressources fiables reste limité, ce qui rend la lutte contre le paludisme encore plus difficile.
Le paludisme reste particulièrement meurtrier en Afrique subsaharienne, mais il constitue un risque global, notamment dans d’autres régions tropicales d’Asie et d’Amérique latine. Avec le changement climatique, les zones de transmission évoluent, et la menace pourrait s’étendre à des régions jusqu’ici peu concernées. Le tourisme est également un risque, d’autant plus grand à une époque où voyager n’a jamais été aussi facile d’accès.
Le paludisme : une maladie mortelle, mais évitable
Le paludisme, aussi appelé malaria, est une maladie parasitaire transmise par la piqûre de moustiques infectés par le parasite Plasmodium. Après avoir été piqué, l’infection se développe dans le foie avant de se propager dans les globules rouges du sang.
Prenons l’exemple d’un enfant de 4 ans, dans une région d’Afrique subsaharienne. Au début, il présente des symptômes de fièvre. Sa famille l’emmène dans un centre de santé local, mais qui n’a plus de traitement disponible et le prochain centre est trop éloigné pour permettre un déplacement. Après quelques jours, la fièvre devient plus intense, accompagnée de vomissements et de difficultés respiratoires. En l’absence de traitement antipaludéen, sa respiration devient de plus en plus difficile, son cœur peine à battre normalement. Les parents assistent, impuissants, à la lente dégradation de la santé de leur enfant jusqu’au décès.
Cette situation tragique pourrait être évitée grâce à des méthodes de prévention simple comme l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide. [2]
Les moustiques piquent la nuit, mettre une moustiquaire au-dessus du lit permet d’éviter la majeure partie des infections. Notamment grâce à cette méthode de prévention simple et peu couteuse, le nombre de décès a été divisé par deux en 20 ans. Mais il reste encore environ 500 000 enfants qui meurent chaque année du paludisme.
Nous avons éradiqué cette maladie dans de nombreuses régions du monde. Nous pouvons espérer vivre dans un monde où plus aucun enfant n’en mourra.
Une efficacité exceptionnelle
Le coût d’une moustiquaire est d’environ 5 euros. Ces moustiquaires sont extrêmement efficaces : elles agissent comme barrière physique contre les moustiques, tout en les tuant au contact. Cela permet de garder un minimum de protection même en présence de trous dans la moustiquaire.
Against Malaria Foundation (AMF), l’une des organisations les plus rigoureusement évaluées au monde, distribue ces moustiquaires dans les zones les plus à risque. Selon les analyses indépendantes de GiveWell, donner à AMF est l’un des meilleurs moyens de sauver des vies avec un don [3].
Une histoire vraie : “Malaria no longer exists in our village”
Quand Rob Mather, fondateur de l’AMF, distribue 50 000 moustiquaires en Ouganda, il appelle un jour un contact de la Croix-Rouge locale. On lui passe un ancien du village, Mohammed. Rob sait qu’avant la distribution, il y avait 357 cas de paludisme dans ce village de 700 habitants. Deux jeunes garçons en étaient morts.
Mohammed le remercie. “Merci pour les moustiquaires.”
Six mois plus tard, il n’y a plus que 7 cas. Le mois suivant : zéro. Mohammed marche alors six kilomètres jusqu’à un bureau de la Croix-Rouge pour envoyer un message :
Même un petit don change des vies
Beaucoup pensent qu’il faut donner des centaines d’euros pour faire la différence. Mais avec la générosité efficace, chaque euro compte vraiment.
Un don de 100 euros permet de protéger 40 personnes contre le paludisme pendant un an
Pourquoi prioriser la lutte contre la paludisme ?
La générosité efficace ne consiste pas à donner plus, mais à donner mieux : choisir les causes et les organisations où notre don a le plus grand impact possible.
Le paludisme remplit tous les critères d’une cause prioritaire :
Les associations les plus impactantes
Certaines associations se distinguent par leur efficacité exceptionnelle à combattre le paludisme. Ces organisations travaillent main dans la main avec les gouvernements locaux pour cibler les zones à risque, planifier des distributions à grande échelle et évaluer les résultats.
Against Malaria Foundation (AMF) distribue des moustiquaires de manière ciblée, transparente et fondée sur les données. Elle est régulièrement classée parmi les meilleures associations au monde par GiveWell et The Life You Can Save.
Grâce à sa rigueur, AMF garantit que chaque euro est utilisé là où il peut sauver le plus de vies.
Malaria Consortium offre quant à elle un programme de chimioprévention du paludisme, à base de médicaments par voie orale, et est régulièrement considérée comme une des meilleures associations au monde par GiveWell.
Agir avec discernement, sauver des vies
Chaque moustiquaire financée est une vie protégée. Chaque don bien orienté est une chance supplémentaire de vaincre une maladie qui ne devrait plus tuer.
En choisissant de donner efficacement, vous pouvez sauver des vies réelles pour quelques euros.