Thibault a 27 ans. Ingénieur dans l'aéronautique, il s'est lancé l'année dernière dans un défi hors norme : l'Infernal Trail des Vosges. Cent kilomètres de course en montagne, deux nuits sans dormir. Et chaque kilomètre relié à une collecte Mieux Donner.
Pour Thibault, ce défi n'a jamais été qu'une aventure sportive. Dès le départ, il s'était fixé une promesse simple : faire en sorte que chaque kilomètre parcouru serve à autre chose qu'à une performance personnelle. Transformer un effort individuel en impact concret, au profit d'associations sélectionnées pour leur efficacité par Mieux Donner.
« En vrai, je souffrais un petit peu ce jour-là. Mais si je comparais ce que je vivais avec ce que ça pouvait aider derrière… ça me faisait plaisir. »
Un paradoxe assumé : l'effort prend une autre dimension lorsqu'il est relié à quelque chose de plus grand que soi.
À première vue, le parcours de Thibault est celui d'un jeune ingénieur parmi d'autres. Diplômé de l'INSA Hauts-de-France, il a travaillé pendant trois ans et demi chez Safran en conception mécanique de haute précision, avec une expérience professionnelle aux États-Unis. L'année dernière, il venait tout juste de rejoindre une nouvelle entreprise à Annecy, où il vivait en colocation avec dix personnes.
Un environnement très structuré, très industriel, où les sujets sociaux et associatifs restaient souvent secondaires.
« Il y a un contraste énorme entre ceux qui s'engagent et ceux qui ne savent même pas que ça existe. »
Son rapport à l'engagement ne s'est pas construit d'un coup. Il avait commencé environ trois ans plus tôt, sous l'influence d'une personne de son entourage. Ensemble, ils avaient participé à des maraudes, s'étaient engagés avec les Restos du Cœur.
Un voyage au Togo, quelques mois avant l'ultra-trail, avait marqué un tournant. Mi-touristique, mi-associatif, il y avait découvert des actions de sensibilisation et une association de réinsertion de prisonniers.
« J'y ai vu beaucoup de bonnes intentions, mais très peu d'organisations qui mesuraient réellement leur impact. »
C'est là qu'a commencé sa réflexion sur l'efficacité du don.
À cette période de sa vie, le sport occupait déjà une place centrale, sans se limiter à une seule discipline. Sports nautiques (surf, kitesurf, voile), sports de montagne (vélo, course à pied, parapente depuis cinq ans, ski, snowboard)… Son installation à Annecy avait renforcé cette dynamique.
« C'était devenu un terrain de jeu incroyable. »
Depuis trois à quatre ans, il participait régulièrement à des courses, notamment en vélo de route et en course à pied. Chaque année, il se lançait dans une ou deux grandes courses de montagne. À Paris, il avait aussi couru plusieurs 10 km associatifs, notamment pour la recherche contre le cancer.
Mais l'ultra-trail restait une première.
Un ultra-trail est une course en montagne dont la distance dépasse généralement les 80 à 100 kilomètres. L'Infernal Trail des Vosges en comptait un peu plus de 100. Le départ avait lieu à minuit, avec une ambiance particulièrement forte : la nuit, des écriteaux enflammés, une tension collective palpable.
« J'avais envie de vivre quelque chose de vraiment hors du commun. Et de voir jusqu'où mon corps pouvait aller. »
Pendant près de quarante heures, Thibault avait avancé sans dormir. Il avait traversé des phases de doute, des moments où l'abandon semblait rationnel. Et puis il y avait eu les rencontres, notamment autour du kilomètre 70.
« Tu parles avec des inconnus comme si vous vous connaissiez depuis toujours. »
L'idée d'associer ce défi sportif à une collecte solidaire s'était imposée progressivement. Entre deux contrats, Thibault disposait de plusieurs mois libres. Il avait d'abord envisagé un voyage humanitaire, avant de revoir sa position.
« Sans réseau, sans parler la langue, ça pouvait être inutile, voire contre-productif. »
Il en était arrivé à une conclusion simple : le levier le plus efficace restait le don financier, à condition qu'il soit bien orienté. Il avait alors décidé de relier ce don à un projet qui lui ressemblait : la course à pied. Le système reposait sur un parrainage au kilomètre via un formulaire en ligne.
Pendant l'ultra-trail, cette dimension avait profondément changé son rapport à l'effort.
À cette période, Thibault s'intéressait déjà à GiveWell, une organisation internationale d'analyse d'impact des ONG. Mais l'absence de défiscalisation en France représentait un frein.
La découverte de Mieux Donner avait été déterminante.
« C'était exactement ce que je cherchais : une sélection d'associations ultra-efficaces, avec une vraie analyse d'impact, dans un cadre français. »
Ses proches s'étaient rendus sur le site pour comprendre la démarche. Les réactions avaient été variées, parfois déroutantes, mais toujours génératrices de discussions.
À l'issue de la course, les résultats parlent d'eux-mêmes.
Pour Thibault, l'essentiel était ailleurs : cette aventure avait montré qu'un défi personnel pouvait devenir un point d'entrée vers l'engagement collectif.
Une course, un trail, un marathon. Transformez votre effort en impact concret en lançant votre propre collecte Mieux Donner.
Lancer ma collecte →