Dernière mise à jour : 29 octobre 2024
Selon l’Organisation mondiale de la santé, chaque année, les carences en vitamine A entraînent la cécité (déficience visuelle totale) chez 250 000 à 500 000 enfants [1].
Cette carence peut aussi accroître la vulnérabilité aux infections et entraîner la mort.
La déficience en vitamine A est extrêmement facile à prévenir.
Helen Keller Intl soutient les programmes gouvernementaux qui fournissent des capsules de vitamine A à haute dose aux enfants à risque.
Givewell est un évaluateur qui consacre plus de 50 000 heures de recherche à l’examen de centaines d’organisations caritatives chaque année. Seules quatre d’entre elles, dont Helen Keller International, atteignent le niveau d’efficacité exigé. Le niveau de preuve d’impact est jugé très fort par GiveWell. Le calcul d’impact de GiveWell repose principalement sur une méta-analyse de 2017 qui rassemble 19 essais contrôlés randomisés [4]. L’ensemble de ces essais montrent un impact significatif de la supplémentation en vitamine A sur la mortalité des enfants. Le rapport d’analyse complet de GiveWell est disponible ici [5].
« Ensemble, avec notre généreuse communauté de donateurs et de partenaires, nous apportons le bon soutien au bon moment à 73 millions d’enfants et de membres de leur famille dans le monde – en les aidant à grandir et à manger des aliments nutritifs, à lutter contre la malnutrition, à renforcer leur système immunitaire, à accéder à des traitements médicaux vitaux, et à prévenir et traiter la cécité et la perte de la vue » – Helen Keller International
Après les distributions, Helen Keller vérifie son impact en menant des enquêtes auprès des populations ciblées. GiveWell souligne également une transparence satisfaisante de la part de l’association. Le rapport d’analyse complet de GiveWell sur Helen Keller est disponible ici [3].
Pour 100 euros, vous pouvez fournir à 50 enfants une supplémentation en vitamine A pendant un an, sauvant potentiellement leur vue et leur vie [2].
La déficience en vitamine A peut causer un décès de plusieurs façons :
Helen Keller International a été fondée par Helen Keller et George Kessler en 1915, pour constituer un fonds soutenant les blessés de la première guerre mondiale. L’association a grandement évolué depuis.
Il est surprenant de constater que peu d’associations mesurent réellement leur impact. Les associations que nous recommandons utilisent des méthodes scientifiques pour évaluer les résultats de leurs actions, afin de s’assurer que leurs interventions produisent les effets escomptés.
Beaucoup d’associations mettent en avant des indicateurs d’impact intermédiaires tels qu’un nombre de livres d’école distribués, un nombre de vaccinations effectuées, etc. Nous privilégions quant à nous les associations qui se concentrent sur leur impact final, c’est-à-dire l’amélioration des vies qu’elles permettent ou le nombre de vies qu’elles sauvent. Par exemple, un nombre de livres distribués ne dit pas à quel point les enfants bénéficiaires auront plus d’opportunités de choix de vie une fois adulte. De même, un nombre de vaccinations ne dit pas combien de personnes vont mourir malgré le vaccin et combien de personnes vaccinées auraient survécu de toutes façons.
Lorsqu’on mesure l’impact d’une association, il faut toujours se demander ce qui se serait produit si l’association n’avait pas été là. Par exemple, imaginons qu’une association parvienne à vacciner 1000 personnes contre une maladie mortelle. Il est possible qu’en l’absence de l’association, une partie de ces personnes auraient eu l’occasion de se faire vacciner par un autre biais. Disons qu’on estime à 400 le nombre de personnes dans ce cas-là ; le nombre de vaccinations réellement imputables à l’association n’est alors que de 600. L’impact contrefactuel correspond donc au nombre de vies sauvées par 600 vaccinations et non 1000.
Nous recommandons les associations qui sauvent ou améliorent le plus grand nombre de vies par euro donné (d’après les estimations d’impact actuelles). En pratique, ces associations s’avèrent remarquablement efficaces. Par exemple, dans le domaine de la santé mondiale, les associations recommandées sont estimées environ 100 fois plus efficaces qu’une association dans la moyenne. Dans le domaine du climat, les associations recommandées peuvent éviter une tonne d’émissions de CO2éq pour seulement 1 euro. Enfin, dans le domaine du bien-être des animaux, les associations recommandées peuvent sauver des milliers d’animaux de l’élevage industriel pour le même prix que la protection d’un animal de compagnie dans un refuge.
Toutes les associations que nous recommandons sont évaluées de manière indépendante par des évaluateurs d’associations reconnus mondialement pour leur sérieux. Pour plus d’informations, voir ci-dessous.
Le nombre de personnes donnant de l’argent à une association n’est pas un bon indicateur de leur impact.
Nous considérons qu’une vie a toujours de la valeur, qu’elle soit basée en France ou dans les pays en développement.
Les dons à certaines associations ouvrent droit à des réductions d’impôt importantes ; par exemple en France, une association d’intérêt général permet de déduire de ses impôts 66% de la valeur du don (dans la limite de 20% du revenu imposable). Dans certaines conditions, la réduction d’impôts peut même monter à 75%. A coût final équivalent, une personne qui privilégie les dons aux associations éligibles peut donc tripler voire quadrupler ses dons (et donc son impact). Néanmoins, les associations que nous recommandons sont particulièrement efficaces ; dans le domaine de la pauvreté, elles sont estimées environ 100 fois plus efficaces qu’une association dans la moyenne. Dans ces conditions, il est préférable de prioriser l’efficacité des associations à leur éligibilité à la réduction fiscale.
Cela étant dit, il s’avère que toutes les associations que nous recommandons sont déductibles des impôts en Suisse. En France, il y a également 4 associations que nous recommandons qui sont éligibles à la réduction de 66% : Helen Keller, Against Malaria Foundation, Good Food Institute et le Centre pour la Sécurité de l’IA. Les autres associations recommandées ne sont malheureusement pas éligibles à la réduction d’impôts en France (cela est lié au fait qu’elles n’opèrent pas depuis la France).
Les frais généraux d’une association désignent l’ensemble des frais nécessaires à leur fonctionnement (par opposition aux dépenses liées aux missions de l’association). Par exemple, le loyer du local de l’association, les paies du personnel et les dépenses de publicité font partie des frais généraux. Au contraire, dans l’exemple de l’association Against Malaria Foundation, les dépenses liées à l’achat, l’acheminement et la distribution des moustiquaires ne sont pas des frais généraux (puisqu’elles sont directement liées à la mission de l’association).
De nombreuses personnes pensent que les associations sont d’autant plus efficaces que leurs frais généraux sont faibles, et qu’il faudrait donc privilégier celles dont les pourcentages de frais généraux sont les plus bas. Cette idée est pourtant fausse, car ce qui fait en premier lieu l’efficacité d’une association est le domaine dans lequel elle choisit d’intervenir. Typiquement, une association qui se concentre sur une maladie quasiment toujours mortelle et ayant un traitement peu coûteux sera plus efficace qu’une association qui se focalise sur une maladie rarement mortelle ou pour laquelle les seuls traitements efficaces existants sont coûteux. Même si la première association a des frais généraux représentant 15% de ses dépenses contre seulement 7% pour la seconde association, on peut s’attendre à ce que la première association soit globalement plus efficace.
De plus, l’idée selon laquelle les associations caritatives devraient toujours chercher à minimiser leurs frais généraux est fausse également. En effet, pour améliorer l’efficacité globale de l’association, il peut être utile d’embaucher du personnel fortement qualifié. Or, le personnel fortement qualifié requière des salaires plus élevés, ce qui fait augmenter les frais généraux.
Plus généralement, la recherche suggère qu’il n’y a pas vraiment de corrélation (de lien, de rapport réciproque) entre les frais de fonctionnement et l’efficacité.
Pour toutes ces raisons, nous considérons que l’importance des frais généraux des associations n’est pas un critère à considérer pour déterminer les meilleures d’entre elles. Ainsi, parmi les associations que nous conseillons, certaines ont des frais généraux très bas (comme par exemple Against Malaria Foundation, dont les bilans financiers sont ici), et d’autres ont des frais généraux un peu plus importants (c’est le cas de cas de la Clean Air Task Force, dont le bilan financier 2022 est ici).
Il n’est pas facile de trouver les meilleures associations en termes d’impact. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec des experts qui mènent depuis de nombreuses années des recherches approfondies sur le sujet. Ces experts sont totalement indépendants et travaillent à la pointe de l’évaluation des associations dans leurs domaines respectifs. Ils effectuent des tests rigoureux sur des centaines d’associations afin de déterminer le plus précisément possible le degré d’efficacité de leurs programmes par euro dépensé. En comparant le rapport coût-efficacité d’un grand nombre d’associations, ils sont en mesure de dresser une liste restreinte des associations les plus efficaces pour que vos dons aient le plus grand impact possible.
LA SANTÉ MONDIALE : GiveWell
GiveWell est le principal organisme de recherche au monde qui étudie les associations dans le domaine de la santé et du développement.
« Nous recherchons les associations qui sauvent ou améliorent le plus de vies par dollar. Notre objectif est de produire la meilleure recherche au monde sur les endroits où donner. Gratuitement, pour tout le monde. Nous recommandons un petit nombre d’organisations caritatives qui font beaucoup de bien » (GiveWell)
GiveWell a été fondé en 2007 par Holden Karnofsky et Elie Hassenfeld, deux anciens employés de fonds spéculatifs. Ils souhaitaient avoir le plus d’impact positif possible avec leurs dons et ont constaté qu’il existait peu d’informations solides sur la manière d’y parvenir. GiveWell investit plus de 40 000 heures de recherche chaque année et a collecté plus d’un milliard d’euros pour des organisations caritatives à fort impact, ce qui a permis de sauver environ 150 000 vies.
LE BIEN-ÊTRE DES ANIMAUX : EA Animal Welfare Funds
L’EA Animal Welfare Fund a été classé comme le meilleur évaluateur d’associations pour les animaux par le projet d’évaluation des évaluateurs de GWWC en 2024. Il s’agit donc du principal évaluateur d’associations auquel nous nous référons pour choisir nos meilleures associations pour animaux. Nous les rencontrons tous les deux mois pour obtenir des recommandations actualisées. Ils effectuent des recherches approfondies sur les différentes organisations de protection des animaux afin de trouver celles qui aident le plus d’animaux par dollar.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : Giving Green
Giving Green est une association à but non lucratif qui consacre chaque année des milliers d’heures à l’examen d’études et d’association dans le domaine du climat afin de trouver les interventions les plus rentables pour lutter contre le changement climatique. À partir de ces recherches, elle publie chaque année ses meilleures recommandations. Son équipe est composée de climatologues, d’économistes et d’experts en évaluation d’impact qui ont des dizaines d’années d’expérience dans le domaine des politiques fondées sur des données probantes et de l’environnement. Nous rencontrons régulièrement Giving Green pour discuter de nos recommandations en matière de climat et nous organisons des ateliers sur le climat en collaboration avec eux.
Autres évaluateurs
Bien que nous nous en remettions principalement à GiveWell, Giving Green et EA Animal Welfare Fund, nous lisons également les recherches d’autres évaluateurs d’associations de premier plan, notamment LongView Philanthropy, Founders Pledge et Animal Charity Evaluators, afin de nous assurer que nous ne dépendons pas excessivement d’une seule source de recherche. Lorsque nous choisissons nos meilleures associations, nous préférons celles dont l’efficacité est corroborée par de multiples évaluateurs indépendants.
Nous traitons les dons gratuitement, ce qui signifie que nous ne gardons rien de votre don pour nous. Cependant, les modes de paiement par carte de crédit, PayPal et prélèvement SEPA entraînent des frais de la part des services de paiement avec lesquels nous travaillons. Ces frais sont déduits de votre don. Le montant est calculé comme suit pour les dons en France :
Transfert : Gratuit dans l’espace de paiement SEPA
Transfert via Donorbox : 2,55% + 0,25 €.
Carte de crédit : 2,95% + 0,25 € (pour les cartes européennes)
PayPal : 3,15% + €0,25
Pour les dons de plus de 1 000 euros, nous recommandons un virement bancaire gratuit. PayPal et les cartes de crédit ne sont pas recommandés pour les montants élevés en raison des frais.
Un don direct aux organisations concernées entraînerait également des frais, notamment si une conversion est nécessaire. Nous avons déjà négocié avec tous les prestataires de services de paiement et obtenu des conditions particulièrement favorables pour les organisations à but non lucratif. Nous avons des frais de conversion particulièrement avantageux par rapport aux banques traditionnelles.
Nous nous finançons également par des dons, mais de manière totalement indépendante.
Si vous souhaitez discuter de la meilleure façon de faire un don par notre intermédiaire, n’hésitez pas à nous contacter.
Votre don est directement versé aux organisations soutenues, seuls les frais de transaction s’appliquent. Mieux Donner ne prélève aucun montant pour son propre fonctionnement.
Si vous souhaitez un reçu fiscal afin de bénéficier d’une déduction fiscale en France, nous transférerons votre don via Helen Keller Europe, qui peut déduire jusqu’à 4 % pour ses frais de fonctionnement. Actuellement, il s’agit de la seule option pour soutenir le projet de vitamine A de Helen Keller International tout en bénéficiant d’une déduction fiscale en France.
[1] Carence en vitamine A (Organisation mondiale de la Santé) [consulté le 10/07/2024]
[2] Impact des financements accordées aux principales organisations caritatives de GiveWell (GiveWell) [Consulté le 10/07/2024] 2 dollars est le montant estimé par GiveWell en 2022 pour qu’un enfant reçoive une supplémentation en vitamine A pendant un an.
[3] Analyse d’impact d’Helen Keller International (GiveWell) [consulté le 10/07/2024]
[4] Vitamin A supplementation for preventing morbidity and mortality in children from six months to five years of age, Cochrane Library, Imbad et al. 2017 [consulté le 29/10/2024]
[5] Analyse d’impact de la supplémentation en vitamine A (GiveWell) [consulté le 29/10/2024]