Dernière mise à jour : 6 novembre 2024
Les dernières données scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies indiquent que nous devons réduire nos émissions de 43 % d’ici à 2030 [1]. Cela est essentiel si nous voulons limiter la hausse des températures à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle et éviter les pires conséquences du changement climatique, notamment des sécheresses, des vagues de chaleur et des inondations plus fréquentes et plus graves.
Clean Air Task Force (CATF) est une organisation à but non lucratif de protection du climat qui encourage les changements politiques et technologiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de la production d’électricité, de pétrole et de gaz, de l’industrie et des transports. Il est particulièrement important de cibler les combustibles fossiles pour atténuer le changement climatique, car ils représentent encore plus de 85 % de la consommation mondiale d’énergie primaire [2].
« Nous encourageons le changement des technologies et des politiques nécessaires pour parvenir à une planète à zéro émission et à haute énergie à un coût abordable. Nous imaginons un monde où les besoins énergétiques de tous sont satisfaits efficacement sans endommager l’atmosphère. » – Clean Air Task Force
Clean Air Task Force est recommandé comme l’un des organismes de bienfaisance les plus efficaces pour lutter contre le changement climatique par les évaluateurs d’organismes de bienfaisance climatiques de premier plan Giving Green et Founders Pledge. Founders Pledge recommande le CATF comme leur meilleure organisation caritative pour le climat depuis 2018, et Giving Green recommande le CATF comme une organisation caritative de premier plan depuis 2020.
Donnez 100 euros et réduisez 100 tonnes de carbone [2]
= plus d’émissions que 125 vols transatlantiques [3].
Les dons actuels à CATF offrent une efficacité exceptionnelle, mais ils ont leurs limites. Pour relever pleinement le défi climatique, nous devons également engager des efforts collectifs et individuels pour transformer durablement nos sociétés.
En France, la réduction fiscale est actuellement disponible pour les dons à quatre de nos associations recommandées : Against Malaria Foundation, Good Food Institute, Helen Keller International, et le Centre pour la Sécurité de l’IA
Si vous êtes imposable en France, vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 66 % du montant de votre don dans la limite de l’impôt dû ou de 20% de votre revenu imposable.
En pratique, cela signifie que si vous envisagiez de donner 100 €, vous pouvez tripler ce montant pour atteindre un don de 300 € que vous déclarerez, avec un coût réel de seulement 102 € après réduction fiscale. Cela vous permet de multiplier l’impact de votre don sans augmenter votre dépense prévue.
Vous pouvez consulter notre article complet sur la réduction fiscale.
Nous sommes en mesure d’offrir la déductibilité fiscale pour cette association et toutes les organisations que nous recommandons par l’intermédiaire de nos partenaires, Effektiv Spenden. Si votre résidence fiscale est en Suisse, veuillez effectuer vos dons par le biais de ce lien, afin de recevoir votre reçu fiscal à la fin de l’année fiscale.
Nous travaillons avec des partenaires dans le monde entier et pouvons offrir une déductibilité fiscale dans de nombreux pays. Veuillez nous contacter si vous souhaitez faire un don à partir d’un autre pays et nous discuterons des possibilités fiscales vous permettant de donner avantageusement. Si souhaitez donner et que vous n’avez pas besoin d’un reçu fiscal, vous pouvez faire un don via Mieux Donner indépendamment de votre pays !
Pour atteindre les changements comme ceux listés, il faut réaliser des statistiques, des ateliers, des visites de terrain, parfois commissionner des études scientifiques ou de faisabilité. Tout cela nécessite du travail à plein temps. Vous pouvez en apprendre plus dans notre interview avec une employée de CATF.
Sur le plan technologique, CATF défend un large portfolio, comprenant:
Sur le plan des politiques, on peut également compter des efforts portant sur :
Il est surprenant de constater que peu d’associations mesurent réellement leur impact. Les associations que nous recommandons utilisent des méthodes scientifiques pour évaluer les résultats de leurs actions, afin de s’assurer que leurs interventions produisent les effets escomptés.
Beaucoup d’associations mettent en avant des indicateurs d’impact intermédiaires tels qu’un nombre de livres d’école distribués, un nombre de vaccinations effectuées, etc. Nous privilégions quant à nous les associations qui se concentrent sur leur impact final, c’est-à-dire l’amélioration des vies qu’elles permettent ou le nombre de vies qu’elles sauvent. Par exemple, un nombre de livres distribués ne dit pas à quel point les enfants bénéficiaires auront plus d’opportunités de choix de vie une fois adulte. De même, un nombre de vaccinations ne dit pas combien de personnes vont mourir malgré le vaccin et combien de personnes vaccinées auraient survécu de toutes façons.
Lorsqu’on mesure l’impact d’une association, il faut toujours se demander ce qui se serait produit si l’association n’avait pas été là. Par exemple, imaginons qu’une association parvienne à vacciner 1000 personnes contre une maladie mortelle. Il est possible qu’en l’absence de l’association, une partie de ces personnes auraient eu l’occasion de se faire vacciner par un autre biais. Disons qu’on estime à 400 le nombre de personnes dans ce cas-là ; le nombre de vaccinations réellement imputables à l’association n’est alors que de 600. L’impact contrefactuel correspond donc au nombre de vies sauvées par 600 vaccinations et non 1000.
Nous recommandons les associations qui sauvent ou améliorent le plus grand nombre de vies par euro donné (d’après les estimations d’impact actuelles). En pratique, ces associations s’avèrent remarquablement efficaces. Par exemple, dans le domaine de la santé mondiale, les associations recommandées sont estimées environ 100 fois plus efficaces qu’une association dans la moyenne. Dans le domaine du climat, les associations recommandées peuvent éviter une tonne d’émissions de CO2éq pour seulement 1 euro. Enfin, dans le domaine du bien-être des animaux, les associations recommandées peuvent sauver des milliers d’animaux de l’élevage industriel pour le même prix que la protection d’un animal de compagnie dans un refuge.
Toutes les associations que nous recommandons sont évaluées de manière indépendante par des évaluateurs d’associations reconnus mondialement pour leur sérieux. Pour plus d’informations, voir ci-dessous.
Le nombre de personnes donnant de l’argent à une association n’est pas un bon indicateur de leur impact.
Nous considérons qu’une vie a toujours de la valeur, qu’elle soit basée en France ou dans les pays en développement.
Les dons à certaines associations ouvrent droit à des réductions d’impôt importantes ; par exemple en France, une association d’intérêt général permet de déduire de ses impôts 66% de la valeur du don (dans la limite de 20% du revenu imposable). Dans certaines conditions, la réduction d’impôts peut même monter à 75%. A coût final équivalent, une personne qui privilégie les dons aux associations éligibles peut donc tripler voire quadrupler ses dons (et donc son impact). Néanmoins, les associations que nous recommandons sont particulièrement efficaces ; dans le domaine de la pauvreté, elles sont estimées environ 100 fois plus efficaces qu’une association dans la moyenne. Dans ces conditions, il est préférable de prioriser l’efficacité des associations à leur éligibilité à la réduction fiscale.
Cela étant dit, il s’avère que toutes les associations que nous recommandons sont déductibles des impôts en Suisse. En France, il y a également 4 associations que nous recommandons qui sont éligibles à la réduction de 66% : Helen Keller, Against Malaria Foundation, Good Food Institute et le Centre pour la Sécurité de l’IA. Les autres associations recommandées ne sont malheureusement pas éligibles à la réduction d’impôts en France (cela est lié au fait qu’elles n’opèrent pas depuis la France).
Les frais généraux d’une association désignent l’ensemble des frais nécessaires à leur fonctionnement (par opposition aux dépenses liées aux missions de l’association). Par exemple, le loyer du local de l’association, les paies du personnel et les dépenses de publicité font partie des frais généraux. Au contraire, dans l’exemple de l’association Against Malaria Foundation, les dépenses liées à l’achat, l’acheminement et la distribution des moustiquaires ne sont pas des frais généraux (puisqu’elles sont directement liées à la mission de l’association).
De nombreuses personnes pensent que les associations sont d’autant plus efficaces que leurs frais généraux sont faibles, et qu’il faudrait donc privilégier celles dont les pourcentages de frais généraux sont les plus bas. Cette idée est pourtant fausse, car ce qui fait en premier lieu l’efficacité d’une association est le domaine dans lequel elle choisit d’intervenir. Typiquement, une association qui se concentre sur une maladie quasiment toujours mortelle et ayant un traitement peu coûteux sera plus efficace qu’une association qui se focalise sur une maladie rarement mortelle ou pour laquelle les seuls traitements efficaces existants sont coûteux. Même si la première association a des frais généraux représentant 15% de ses dépenses contre seulement 7% pour la seconde association, on peut s’attendre à ce que la première association soit globalement plus efficace.
De plus, l’idée selon laquelle les associations caritatives devraient toujours chercher à minimiser leurs frais généraux est fausse également. En effet, pour améliorer l’efficacité globale de l’association, il peut être utile d’embaucher du personnel fortement qualifié. Or, le personnel fortement qualifié requière des salaires plus élevés, ce qui fait augmenter les frais généraux.
Plus généralement, la recherche suggère qu’il n’y a pas vraiment de corrélation (de lien, de rapport réciproque) entre les frais de fonctionnement et l’efficacité.
Pour toutes ces raisons, nous considérons que l’importance des frais généraux des associations n’est pas un critère à considérer pour déterminer les meilleures d’entre elles. Ainsi, parmi les associations que nous conseillons, certaines ont des frais généraux très bas (comme par exemple Against Malaria Foundation, dont les bilans financiers sont ici), et d’autres ont des frais généraux un peu plus importants (c’est le cas de cas de la Clean Air Task Force, dont le bilan financier 2022 est ici).
Il n’est pas facile de trouver les meilleures associations en termes d’impact. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec des experts qui mènent depuis de nombreuses années des recherches approfondies sur le sujet. Ces experts sont totalement indépendants et travaillent à la pointe de l’évaluation des associations dans leurs domaines respectifs. Ils effectuent des tests rigoureux sur des centaines d’associations afin de déterminer le plus précisément possible le degré d’efficacité de leurs programmes par euro dépensé. En comparant le rapport coût-efficacité d’un grand nombre d’associations, ils sont en mesure de dresser une liste restreinte des associations les plus efficaces pour que vos dons aient le plus grand impact possible.
LA SANTÉ MONDIALE : GiveWell
GiveWell est le principal organisme de recherche au monde qui étudie les associations dans le domaine de la santé et du développement.
« Nous recherchons les associations qui sauvent ou améliorent le plus de vies par dollar. Notre objectif est de produire la meilleure recherche au monde sur les endroits où donner. Gratuitement, pour tout le monde. Nous recommandons un petit nombre d’organisations caritatives qui font beaucoup de bien » (GiveWell)
GiveWell a été fondé en 2007 par Holden Karnofsky et Elie Hassenfeld, deux anciens employés de fonds spéculatifs. Ils souhaitaient avoir le plus d’impact positif possible avec leurs dons et ont constaté qu’il existait peu d’informations solides sur la manière d’y parvenir. GiveWell investit plus de 40 000 heures de recherche chaque année et a collecté plus d’un milliard d’euros pour des organisations caritatives à fort impact, ce qui a permis de sauver environ 150 000 vies.
LE BIEN-ÊTRE DES ANIMAUX : EA Animal Welfare Funds
L’EA Animal Welfare Fund a été classé comme le meilleur évaluateur d’associations pour les animaux par le projet d’évaluation des évaluateurs de GWWC en 2024. Il s’agit donc du principal évaluateur d’associations auquel nous nous référons pour choisir nos meilleures associations pour animaux. Nous les rencontrons tous les deux mois pour obtenir des recommandations actualisées. Ils effectuent des recherches approfondies sur les différentes organisations de protection des animaux afin de trouver celles qui aident le plus d’animaux par dollar.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : Giving Green
Giving Green est une association à but non lucratif qui consacre chaque année des milliers d’heures à l’examen d’études et d’association dans le domaine du climat afin de trouver les interventions les plus rentables pour lutter contre le changement climatique. À partir de ces recherches, elle publie chaque année ses meilleures recommandations. Son équipe est composée de climatologues, d’économistes et d’experts en évaluation d’impact qui ont des dizaines d’années d’expérience dans le domaine des politiques fondées sur des données probantes et de l’environnement. Nous rencontrons régulièrement Giving Green pour discuter de nos recommandations en matière de climat et nous organisons des ateliers sur le climat en collaboration avec eux.
Autres évaluateurs
Bien que nous nous en remettions principalement à GiveWell, Giving Green et EA Animal Welfare Fund, nous lisons également les recherches d’autres évaluateurs d’associations de premier plan, notamment LongView Philanthropy, Founders Pledge et Animal Charity Evaluators, afin de nous assurer que nous ne dépendons pas excessivement d’une seule source de recherche. Lorsque nous choisissons nos meilleures associations, nous préférons celles dont l’efficacité est corroborée par de multiples évaluateurs indépendants.
Nous traitons les dons gratuitement, ce qui signifie que nous ne gardons rien de votre don pour nous. Cependant, les modes de paiement par carte de crédit, PayPal et prélèvement SEPA entraînent des frais de la part des services de paiement avec lesquels nous travaillons. Ces frais sont déduits de votre don. Le montant est calculé comme suit pour les dons en France :
Transfert : Gratuit dans l’espace de paiement SEPA
Transfert via Donorbox : 2,55% + 0,25 €.
Carte de crédit : 2,95% + 0,25 € (pour les cartes européennes)
PayPal : 3,15% + €0,25
Pour les dons de plus de 1 000 euros, nous recommandons un virement bancaire gratuit. PayPal et les cartes de crédit ne sont pas recommandés pour les montants élevés en raison des frais.
Un don direct aux organisations concernées entraînerait également des frais, notamment si une conversion est nécessaire. Nous avons déjà négocié avec tous les prestataires de services de paiement et obtenu des conditions particulièrement favorables pour les organisations à but non lucratif. Nous avons des frais de conversion particulièrement avantageux par rapport aux banques traditionnelles.
Nous nous finançons également par des dons, mais de manière totalement indépendante.
Si vous souhaitez discuter de la meilleure façon de faire un don par notre intermédiaire, n’hésitez pas à nous contacter.
[1] Consommation mondiale d’énergie primaire (Our World in Data) [Consulté le 07/11/2024].
[2] Justification de notre estimation d’une tonne de carbone évitée par euro donné au Clean Air Task Force (CATF)
Il est difficile d’attribuer un chiffre précis aux tonnes de carbone évitées grâce au travail de plaidoyer, mais l’évaluation la plus rigoureuse disponible du CATF nous donne confiance que 1 tonne de carbone évitée par euro dépensé est une estimation prudente et non une surestimation de leur impact.
Voici notre justification pour l’estimation de l’impact du CATF :
(Remarque : nous utilisons un taux de conversion prudent de 1 USD : 1 EURO dans nos calculs d’impact).
Founders Pledge, un organisme de premier plan évaluant les associations caritatives climatiques, a réalisé une analyse approfondie du CATF. Leur évaluation a estimé le coût de la réduction des émissions de CO2e entre 0,10 et 1 dollar. Pour connaître les hypothèses complètes et les raisons pour lesquelles 1 dollar par tonne est considéré comme une estimation prudente et acceptable, consultez la page 116 et suivantes de leur rapport. Voici un extrait tiré de la page 119 du rapport :
« Bien que cette estimation sera clairement erronée, les hypothèses sont choisies de telle manière qu’il est probable que cette estimation soit trop prudente — il est tout à fait possible que l’efficacité réelle soit 10x ou 100x supérieure à cette estimation, tandis qu’il semble beaucoup moins probable que l’estimation soit trop optimiste. Bien sûr, chaque projet du CATF n’est pas aussi impactant que leur travail sur le 45Q, et il ne faut pas prendre l’estimation prudente de ce projet comme une évaluation générale de leur travail. Il est plus raisonnable de supposer que le projet moyen est 10x moins efficace que ce projet, ce qui donne un coût de 1 USD/tCO2e comme estimation prudente. »
Bien que le rapport de Founders Pledge date de novembre 2021, CATF a continué à obtenir des succès politiques significatifs depuis lors, comme la régulation du méthane dans l’UE et l’Inflation Reduction Act. Ces réalisations démontrent un impact soutenu, ce qui nous amène à croire que l’efficacité du CATF reste cohérente avec les conclusions du rapport de Founders Pledge — voire même supérieure, étant donné l’ampleur considérable de ces deux politiques.
CATF est l’une des principales recommandations caritatives de Giving Green pour 2025. Leur référence pour les associations les plus efficaces est 1 tonne de carbone évitée par 1 USD donné.
L’estimation d’une tonne par dollar est également partagée par nos collègues allemands, Effektiv Spenden, l’initiative de dons efficaces la plus réussie et respectée en Europe continentale.
(Ils disposent de chercheurs internes qui vérifient indépendamment les estimations d’impact des organisations caritatives.)
[3] Ce n’est pas la fin du monde, Hannah Ritchie (2024)
Chaque vol aller-retour transatlantique émet en moyenne 1,6 tonne de CO2 équivalent, donc un aller simple émet 0,8 tonne de carbone.