Lever le tabou sur la générosité : Pourquoi vos dons méritent d'être partagés
Le vendredi 30/08/2024, temps de lecture : 5 min
Ce week-end, j’ai pris un BlaBlaCar. En l’espace de 30 minutes, le conducteur a mentionné le prix de la location de sa voiture pour la semaine (350€), le coût de sa semaine de cours de voile (1500€), et le montant élevé de son loyer (1000€). Tout cela s’est fait naturellement, sans qu’il cherche à se vanter, ni que je me sente financièrement inférieur à lui. Nous parlions de ces sujets, et il m’a informé de ses dépenses, ce qui est très courant dans les discussions de tous les jours.
Plus tard dans la conversation, nous avons parlé de mon travail avec Mieux Donner et des raisons qui m’ont poussé à me lancer. J’ai mentionné que je fais des dons à des associations à impact, mais j’ai ressenti une certaine gêne à mentionner un chiffre. J’ai timidement dit : « Je donne un pourcentage de mes revenus. » Pourtant, c’est mon métier de parler de dons, et si l’on peut parler d’argent pour nos plaisirs personnels qui ne touchent que nous, je devrais pouvoir être fier de dire que je donne plus de 200€ par mois, et que j’ai donné plusieurs milliers d’euros depuis février 2023. J’aurais pu donner un pourcentage exact, car depuis mon engagement, je donne au moins 10% de mes revenus.
Alors, quelle est la différence entre ses dépenses régulières pour des cours de voile, qui lui font plaisir (à lui seul), et les dons que je fais parce qu’ils me font plaisir et changent positivement la vie de nombreuses personnes ? Pourquoi nos dons devraient-ils rester secrets ?
Généralement, plusieurs idées reçues mènent à cette discrétion. Essayons de les analyser :
Les gens vont penser que je me vante. Est-ce vraiment le cas ?
Je ne veux pas que les gens se sentent obligés.
Les gens pourraient penser que je fais ça pour me sentir bien.
Et alors ? Cela peut très bien être le cas et c’est une excellente raison de donner. Certains font du yoga, d’autres vont courir, ou suivent des thérapies… Donner n’a pas à être limité à un acte altruiste créant privations et n’apportant aucune reconnaissance. On peut donner parce qu’on :
Veut répondre à un besoin spécifique.
Veut faire ce qui est juste et se sentir bien avec soi-même.
Souhaite inspirer les autres à donner à leur tour.
Est enthousiaste à l’idée que cela puisse améliorer sa réputation.
Enfin, voici pourquoi il est judicieux de parler publiquement de ses dons :
Vous pouvez discuter de ce sujet avec des proches qui partagent ces valeurs (imaginez des amis de longue date qui ne savent pas qu’ils ont l’habitude de donner, simplement par peur du jugement ou autre).
Cela peut motiver d’autres personnes à donner.
Vous pouvez briser le tabou autour de ce sujet dans vos cercles proches.
Par exemple, si vous avez découvert une association qui vous plaît et qui aide significativement les autres, parlez-en à quelqu’un. Pensez à cela comme à un film que vous avez vu et qui vous a vraiment plu. Si vous en parlez, les gens ne vont pas croire que vous les jugez parce qu’ils ne connaissent pas le film, et vous ne les obligerez pas à le regarder. Parler de donner à une association à impact, c’est partager quelque chose qui vous a fait plaisir et qui pourrait aussi plaire à ceux qui vous entourent.
Cependant, comme votre proche qui parle d’argent dans une phrase sur deux a probablement une relation peu saine avec l’argent, le fait de ramener systématiquement les sujets à l’argent n’est pas sa meilleure qualité. De la même manière, vouloir constamment parler de vos dons ne fera pas de vous la meilleure compagnie, ni n’encouragera les autres à parler de leurs propres dons.
Conclusion
Parler de ses dons, c’est briser un tabou qui ne devrait pas exister. En partageant vos contributions, vous inspirez d’autres personnes à faire de même, tout en renforçant votre propre engagement envers des causes qui vous tiennent à cœur. Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière de rendre vos dons encore plus impactants ou sur la meilleure façon d’en parler autour de vous, n’hésitez pas à me contacter. Ensemble, faisons en sorte que chaque don compte et que cette générosité devienne un sujet de conversation courant et inspirant.