Nous recommandons les associations qui :
Mesurent leur impact
Il est surprenant de constater que peu d’associations mesurent réellement leur impact. Les associations que nous recommandons utilisent des méthodes scientifiques pour évaluer les résultats de leurs actions, afin de s’assurer que leurs interventions produisent les effets escomptés.
Se concentrent sur leur impact final
Beaucoup d’associations mettent en avant des indicateurs d’impact intermédiaires tels qu’un nombre de livres d’école distribués, un nombre de vaccinations effectuées, etc. Nous privilégions quant à nous les associations qui se concentrent sur leur impact final, c’est-à-dire l’amélioration des vies qu’elles permettent ou le nombre de vies qu’elles sauvent. Par exemple, un nombre de livres distribués ne dit pas à quel point les enfants bénéficiaires auront plus d’opportunités de choix de vie une fois adulte. De même, un nombre de vaccinations ne dit pas combien de personnes vont mourir malgré le vaccin et combien de personnes vaccinées auraient survécu de toutes façons.
Se concentrent sur leur impact contrefactuel
Lorsqu’on mesure l’impact d’une association, il faut toujours se demander ce qui se serait produit si l’association n’avait pas été là. Par exemple, imaginons qu’une association parvienne à vacciner 1000 personnes contre une maladie mortelle. Il est possible qu’en l’absence de l’association, une partie de ces personnes auraient eu l’occasion de se faire vacciner par un autre biais. Disons qu’on estime à 400 le nombre de personnes dans ce cas-là ; le nombre de vaccinations réellement imputables à l’association n’est alors que de 600. L’impact contrefactuel correspond donc au nombre de vies sauvées par 600 vaccinations et non 1000.
Sont extrêmement efficaces
Nous recommandons les associations qui sauvent ou améliorent le plus grand nombre de vies par euro donné (d’après les estimations d’impact actuelles). En pratique, ces associations s’avèrent remarquablement efficaces. Par exemple, dans le domaine de la santé mondiale, les associations recommandées sont estimées environ 100 fois plus efficaces qu’une association dans la moyenne. Dans le domaine du climat, les associations recommandées peuvent éviter une tonne d’émissions de CO2éq pour seulement 1 euro. Enfin, dans le domaine du bien-être des animaux, les associations recommandées peuvent sauver des milliers d’animaux de l’élevage industriel pour le même prix que la protection d’un animal de compagnie dans un refuge.
Sont évaluées de manière indépendante
Toutes les associations que nous recommandons sont évaluées de manière indépendante par des évaluateurs d’associations reconnus mondialement pour leur sérieux. Pour plus d’informations, voir ci-dessous.
Nous ne recommandons PAS les associations sur la base de :
Leur popularité
Le nombre de personnes donnant de l’argent à une association n’est pas un bon indicateur de leur impact.
La localisation de leur impact
Nous considérons qu’une vie a toujours de la valeur, qu’elle soit basée en France ou dans les pays en développement.
Leur déductibilité fiscale
Les dons à certaines associations ouvrent droit à des réductions d’impôt importantes ; par exemple en France, une association d’intérêt général permet de déduire de ses impôts 66% de la valeur du don (dans la limite de 20% du revenu imposable). Dans certaines conditions, la réduction d’impôts peut même monter à 75%. A coût final équivalent, une personne qui privilégie les dons aux associations éligibles peut donc tripler voire quadrupler ses dons (et donc son impact). Néanmoins, les associations que nous recommandons sont particulièrement efficaces ; dans le domaine de la pauvreté, elles sont estimées environ 100 fois plus efficaces qu’une association dans la moyenne. Dans ces conditions, il est préférable de prioriser l’efficacité des associations à leur éligibilité à la réduction fiscale.
Cela étant dit, il s’avère que toutes les associations que nous recommandons sont déductibles des impôts en Suisse. En France, il y a également 4 associations que nous recommandons qui sont éligibles à la réduction de 66% : Helen Keller, Against Malaria Foundation, Good Food Institute et le Centre pour la Sécurité de l’IA. Les autres associations recommandées ne sont malheureusement pas éligibles à la réduction d’impôts en France (cela est lié au fait qu’elles n’opèrent pas depuis la France).
L’importance de leur frais généraux
Les frais généraux d’une association désignent l’ensemble des frais nécessaires à leur fonctionnement (par opposition aux dépenses liées aux missions de l’association). Par exemple, le loyer du local de l’association, les paies du personnel et les dépenses de publicité font partie des frais généraux. Au contraire, dans l’exemple de l’association Against Malaria Foundation, les dépenses liées à l’achat, l’acheminement et la distribution des moustiquaires ne sont pas des frais généraux (puisqu’elles sont directement liées à la mission de l’association).
De nombreuses personnes pensent que les associations sont d’autant plus efficaces que leurs frais généraux sont faibles, et qu’il faudrait donc privilégier celles dont les pourcentages de frais généraux sont les plus bas. Cette idée est pourtant fausse, car ce qui fait en premier lieu l’efficacité d’une association est le domaine dans lequel elle choisit d’intervenir. Typiquement, une association qui se concentre sur une maladie quasiment toujours mortelle et ayant un traitement peu coûteux sera plus efficace qu’une association qui se focalise sur une maladie rarement mortelle ou pour laquelle les seuls traitements efficaces existants sont coûteux. Même si la première association a des frais généraux représentant 15% de ses dépenses contre seulement 7% pour la seconde association, on peut s’attendre à ce que la première association soit globalement plus efficace.
De plus, l’idée selon laquelle les associations caritatives devraient toujours chercher à minimiser leurs frais généraux est fausse également. En effet, pour améliorer l’efficacité globale de l’association, il peut être utile d’embaucher du personnel fortement qualifié. Or, le personnel fortement qualifié requière des salaires plus élevés, ce qui fait augmenter les frais généraux.
Plus généralement, la recherche suggère qu’il n’y a pas vraiment de corrélation (de lien, de rapport réciproque) entre les frais de fonctionnement et l’efficacité.
Pour toutes ces raisons, nous considérons que l’importance des frais généraux des associations n’est pas un critère à considérer pour déterminer les meilleures d’entre elles. Ainsi, parmi les associations que nous conseillons, certaines ont des frais généraux très bas (comme par exemple Against Malaria Foundation, dont les bilans financiers sont ici), et d’autres ont des frais généraux un peu plus importants (c’est le cas de cas de la Clean Air Task Force, dont le bilan financier 2022 est ici).
En savoir plus sur les associations à fort impact